Genève accueillera l’an prochain la Conférence mondiale des journalistes d’investigation
Merci à EDITO qui nous offre un peu de son espace pour parler de l’événement qui va nous occuper durant plus de treize mois. Nous continuerons tous les deux mois à vous informer. Par passion et par intérêt transculturel, un petit groupe de journalistes suisses a mis sur pied il y trois ans le réseau suisse des journalistes d’investigation, un petit groupe informel, sans statuts ni budget, articulé autour d’un modeste blog de service (www.swissinvestigation.net). Une initiative soutenue dès le départ par la Télévision romande, le groupe Ringier et la Formation continue des journalistes. Les Suisses se sont taillé une certaine estime au sein du réseau mondial des journalistes d’investigation, qui compte une quarantaine d’associations nationales, y compris dans les pays où la pratique de l’enquête fait courir des risques pour la vie. En octobre 2008, près de 500 journalistes du monde entier, en provenance de 86 pays, ont participé à la Conférence de Lillehammer, en Norvège. Quatre jours d’échanges professionnels intenses, près d’une centaines d’ateliers pratiques, qui réunissent des confrères, connus mondialement et moins connus, tous médias confondus. C’est à cette occasion que la candidature un peu folle de Genève a passé la rampe par acclamations! A nous donc de mettre sur pied un programme pointu et ambitieux, destiné à près de 500 journalistes suisses et étrangers, pendant quatre jours, du jeudi 22 au dimanche 25 avril 2010. Le petit comité d’organisation s’appuiera largement sur l’infrastructure du Club suisse de la presse. Plusieurs partenaires et sponsors se sont d’ores et déjà annoncés comme Edipresse, TA Media, la Ville et Canton de Genève, la Fondation pour Genève et la DDC. Nos prochaines échéances: dès la fin avril, nous ouvrirons le site de la Conférence. Et à fin mai, première réunion éditoriale et discussions du programme. Evidemment, nous sommes bénévoles et toutes les énergies sont donc requises.
L’enjeu? Au-delà d’un échange exceptionnel, axé sur la pratique, avec des confrères appelés à partager leur expérience de manière concrète, c’est d’abord de contenu et de savoir-faire dont il s’agit. En échangeant généreusement leurs outils, en toute humilité, sans académisme ni prétention, nos collègues du monde entier enverront à l’occasion de cette conférence, tenue en temps de crise, un signal fort en faveur d’un journalisme de qualité, compétent et responsable.
Jean-Philippe Ceppi
© EDITO 2009
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