Un magazine sur les médias, très bien, mais pourquoi? D’abord parce que deux grandes associations professionnelles de journalistes l’ont décidé ainsi. Résultat de la fusion de „journalistes.ch” et „La Gazette SSM”, les organes d’information d’impressum et du Syndicat suisse des mass media, EDITO se veut un trait d’union au sein de la profession. Les cordonniers, c’est bien connu, sont les plus mal chaussés. Les fusions, par les temps qui courent, n’ont pas forcément bonne presse, et pour cause. La plupart du temps, elles sont source de doublons et de suppressions d’emplois. Dans le cas d’EDITO, c’est le contraire qui est vrai. Bénéficiant du levier qui résulte de la mise en commun des moyens financiers, ce bimestriel se donne pour vocation d’informer les consœurs et les confrères tout en encourageant leur pouvoir créatif. L’investigation et le reportage sont les bienvenus.
Valoriser le métier. Cancres de la classe au baromètre des professions, les journalistes, qu’ils viennent de la presse écrite ou audiovisuelle, souffrent d’un déficit d’image et se connaissent mal. EDITO aimerait leur offrir un outil de travail et valoriser leur métier à l’heure de grands changements dans le monde des médias. L’union fait la force, la prise de conscience des instruments à disposition d’une communauté donnée également. Relais vers l’intérieur, EDITO l’est aussi vers l’extérieur. La mise en valeur des messages des journalistes revient à créer un climat favorable pour la défense des intérêts de la profession. Le lobbying n’est pas loin, n’ayons pas peur des mots.
Magazine au vrai sens du terme, EDITO attachera une importance particulière à l’illustration. Les photographes doivent s’y sentir chez eux. EDITO ne reniera pas la vie associative pour autant. Encarté dans chaque numéro, un supplément apportera les nouvelles des sections dans leur langue originale. Par ailleurs, le sud des Alpes a sa propre rubrique dans le magazine. EDITO ne saurait manquer à sa vocation de pont entre les régions. Espace d’expression, EDITO est ouvert à la diversité des styles et des tendances. Il ne jouera pas à l’oursin face aux éditeurs et privilégiera la culture du dialogue à celle de la confrontation aveugle. Ce qui n’exclut pas les coups de griffes ni l’humour.
Participation souhaitée. Notre défi le plus grand, en définitive, sera de mobiliser les énergies de tous bords. Ce magazine est fait par des journalistes pour des journalistes. Une corporation dont la vocation est de décrire ce qu’elle voit, ce qu’elle entend. Mais une profession bourrée de tabous, quand elle ne pratique pas l’autocensure. Parler d’omerta est à peine exagéré. EDITO devra donc se méfier du nombrilisme béat et ne justifiera son existence que si ses lecteurs jouent le jeu de la participation et du débat critique sur notre site www.edito-online.ch . Nous comptons sur vous!
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