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Boîte postale 06/11
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Alors, vous êtes lesbienne? Je vous l’accorde, la question est abrupte. Si abrupte d’ailleurs que je ne l’ai jamais posée à quiconque – j’ai beau être curieuse, j’essaye toujours de m’arrêter là où commence la bienséance. L’équipe du journal gay „360“ pour lequel je travaille partage, semble-t-il, ma retenue: en séance de rédaction, jamais personne ne m’a demandé ma „carte de membre“ car pour collaborer, il suffit d’être curieux, ouvert d’esprit et d’aimer déguster un petit verre de rosé en discutant des prochains sujets. Cette discrétion est également de mise dans les publications religieuses dans lesquelles je signe depuis belle lurette: on ne m’a pas questionnée pour savoir si je vais à la messe, à la synagogue ou si j’invoque Allah quand je prie. Imaginez donc ma surprise lorsque l’autre jour, quelqu’un que je m’apprêtais à interviewer m’a lancé avant même que j’aie dégainé mon stylo: „Vous êtes lesbienne?“ Ce monsieur a ensuite enchaîné sur un pertinent: „Vous trouvez que je suis indiscret?“ Puis il s’est justifié: il fallait qu’il sache „à qui il a affaire“. Il n’est pas le seul. Trois autres personnes me l’ont demandé, dont un militant gay qui a ajouté avec humour: „Si vous n’êtes pas lesbienne, quelle faute de goût, ma chère!“ A toutes ces questions j’ai répondu, et je n’aurais pas dû. Non seulement parce qu’elles sont plus qu’indélicates – j’aurais dû rappeler utilement que nous vivons dans un pays où chacun est libre d’aimer, et en toute discrétion si ça lui chante. Mais surtout parce qu’elles sous-entendent que les réponses ne seront pas les mêmes selon que j’appartiens au clan hétéro ou homo: il y a un „eux“ et il y a „nous“, et je dois me positionner. Ça me rappelle le conflit israélo-palestinien, où on demande toujours à qui s’y intéresse de quel côté son cœur balance. „To be or not to be“: après tout peu importe, tant que vous l’êtes clairement! Et vous alors, vous couchez avec qui?
Aline Jaccottet, journaliste indépendante, Lausanne
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Boîte postale 05/11
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Recompense Mme Valérie Boagno, présidente de Médias suisses, met le point sur l’importance du partenariat social et l’existence d’une Convention collective du travail (CCT)dans les relations entre journalistes et éditeurs (EDITO+KLARTEXT 4/2011). Je salue ces propos. Mme Boagno s’étend également sur la procédure en cours d’arbitrage en matière d’adaptation des barèmes des minima. Ce faisant, elle présente le point de vue des éditeurs. La position d’impressum est la suivante: nous restons fermement convaincus que des salaires adaptés et décents sont une condition indispensable à la qualité des titres ainsi qu’au respect d’une profession devenue de plus en plus exigeante et si importante pour la formation de l’opinion publique, donc pour la démocratie. Nous souhaitons vivement dans l’esprit du partenariat social qu’une solution à l’amiable sera trouvée avec nos partenaires. La CCT prévoit un mécanisme d’adaptation des barèmes des minima tous les trois ans ou plus tôt si le renchérissement dépasse 5 pour cent. Déjà en 2009, impressum aurait pu aller chez les éditeurs mais elle a considéré qu’il était inadéquat de confronter les éditeurs à des demandes salariales alors qu’une crise menaçait diverses maisons d’édition. Elle a donc attendu 2010, avec une marge plus importante des éditeurs et dans une situation économique généralement plus détendue. Simultanément, beaucoup de rédactions ont subi des restructurations; il n’est pas rare que l’effectif ait fondu d’un cinquième pour un travail qui reste le même. Avec l’introduction des nouvelles technologies, les journalistes n’ont pas arrêté de voir leur métier se transformer. Bref, s’il y a eu une hausse forte de la productivité, la pénibilité a augmenté aussi. Tout ceci doit être récompensé. Prenons un exemple récent ailleurs: les pilotes ont vu leur salaire augmenter de 5 pour cent pour rattraper le retard dans la compensation du renchérissement. Pourquoi en serait-il différemment chez les journalistes? Surtout si l’on prend en considération que les salaires des journalistes sont parmi les plus bas en relation avec leur formation et leur charge de travail. Dominique Diserens, docteur en droit, secrétaire centrale impressum
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Boîte postale 03/11
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La CCT révisée est sous toit Vendredi 13 mai s’est tenue à Lausanne la séance de signature de la Convention Collective de Travail (CCT) impressum, révisée partiellement. De haut en bas sur nos photos ci-dessous: Dominique Diserens, secrétaire centrale d’impressum, et Daniel Hammer, secrétaire général de Presse Suisse, apposent leur paraphe sur le document qui résulte d’intenses négociations entre les journalistes et les éditeurs. La CCT modernisée inclut notamment de meilleures conditions de travail et l’adaptation du droit d’auteur au multimédia. EDITO-KLARTEXT reviendra sur cet événement important dans sa prochaine édition. Réd.
„Je préfère le papier à l’écran” Excellent No 1/2011. Permettez à une vieille journaliste de la presse écrite de dire son amour pour le papier. Réaction à la phrase d’Edwy Plenel: „Croyez-vous qu’un lecteur français installé à l’étranger va continuer à attendre son journal qui n’arrivera que deux ou trois jours après l’événement?” Même s’il faut attendre trois jours, je préfère recevoir le journal de ma ville natale dans ma boîte aux lettres plutôt que de le retrouver sur l’écran. Pour les nouvelles du jour, les journaux du lieu où j’habite, la radio, la TV me donnent ce que je cherche. Anne Cendre, Paris
Un lectorat averti pour protéger le journaliste L’affaire DSK offre un bel exemple de travaux pratiques. Un lectorat averti est la meilleure protection pour un journaliste contre les puissantes contraintes exercées sur l’information par les propriétaires des médias et leurs annonceurs publicitaires. Un lectorat averti rend plus difficile la représentation infidèle de la réalité que propriétaires et annonceurs peuvent vouloir imposer. Le risque est trop grand de perdre tout crédit et de voir s’éloigner ce lectorat. Quand donc les journalistes le comprendront-ils? Il va de soi que, pour commencer, devrait être corrigée la théorie erronée de l’information que diffuse l’École en France. Pierre-Yves Chereul, Paris, auteur de „L’heure des infos, l’information et ses leurres” (Edition Golias) et de „L’affaire DSK: deux hypothèses pour une énigme”, (Éditions Golias).
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Boîte postale 06/10
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Gallaz et Guillebaud Formidable d'accueillir Christophe Gallaz dans vos colonnes; de plus, j'ai beaucoup apprécié son billet „Pour un journalisme (aussi) d'intuition”. Comme dirait Jean-Claude Guillebaud: „Je plaide pour l'affectif contre l'effectif.” André Girard, Boveresse
Lauréats 2010
Le Prix Jean Dumur 2010 a été attribué en novembre à Ludovic Rocchi, journaliste au quotidien „Le Matin”, pour la portée de ses révélations dans l’affaire Hainard et la qualité de sa couverture de ladite affaire. Comme l'a relevé dans sa laudatio Jean-Philippe Ceppi, producteur de l’émission de la TSR „Temps Présent”, la méthode Rocchi démontre que „le fondement du métier de journaliste, à l’heure des ‚newsrooms’ qui rêvent d’ouvriers de l’information, reste encore et toujours l’humanité, l’empathie, les confidences autour des volutes de fumée et de cadavres de bouteille. C’est cela qui ramène les plus belles histoires, celles qui font honneur à notre fonction d’agitateur public éclairé.”
Le Prix Suva des Médias 2010 a été décerné en novembre au journaliste de la TSR Emmanuel Tagnard ainsi qu’au réalisateur Ventura Samarra pour leur reportage sur „Le mystère des jambes sans repos”.
Prix Médias pour la télévision: le lauréat est Tobias Bossard, pour son reportage „Spanien – Immobilienblase explodiert”. Le prix radio va à Pierre Bavaud pour la chronique „Comment Israël a perdu la bataille des opinions publiques” diffusée par la RTS dans le cadre de „Passé Présent”.
Le „Prix de la Photographie de l’Union des villes suisses” a été attribué en novembre pour la première fois sous le patronage de Winterthour. Le lauréat est le photographe Christian Schwager.
Le premier Prix femmes et médias a été attribué en mai à trois travaux visant à faire avancer le débat sur l’égalité entre femmes et hommes. Adelita Genoud, Marie-Claude Martin, Sandra Weber et Chantal Savioz se partagent le premier prix pour les „Quotidiennes”, blog hébergé sur le site de la „Tribune de Genève”. Muriel Mérat de la RSR a obtenu le deuxième prix pour un reportage sur la pandémie du sida au Cameroun. Quant au troisième prix, il est revenu à Annick Monod pour un article dans „La Liberté” intitulé „La crise mondiale de la pilule”.
Le Prix Chuard 2010 récompensant le ou la meilleur(e) des diplômé(e)s du CRFJ de l’année précédente a été attribué en mars à Muriel Ballaman, journaliste à la RSR. Cette dernière a été primée „pour sa maîtrise du reportage et de l’enquête, sa capacité à incarner les sujets qu’elle traite, à les rendre vivants et attrayants grâce à un ton personnel, fait d’humour et de légère ironie. Sa capacité d’écoute et de relance, de même que son naturel dans l’approche de ses interlocuteurs ont également été remarqués.”
© EDITO 2010
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Boîte postale 05/10
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Guerre froide Je trouve votre papier intitulé „Et si André Blattmann avait raison?” (EDITO 02/2010) provoquant et excessif. Que le chef de l’armée élabore des scénarios de crise, c’est son boulot. Mais ses hypothèses fleurent bon la guerre froide (les chars de l’armée rouge à Penthallaz) et les élucubrations des stratèges de l’état-major, que j’ai connus lors de mes périodes de service. Question perfide: ces scénarios ont-ils été élaborés avec l’aide de son informaticien payé 500 000 francs par an? Quand on se pique de stratégie, un peu de sens politique et diplomatique ne fait jamais de mal. Marc Schindler, AlèsPorte-drapeau de la qualité
J’aimerais vous féliciter pour votre travail fort utile en ces temps difficiles pour la profession de journaliste. Les excellentes plumes qui remplissent votre magazine rappellent le sens de cet honorable métier: plaisir d’écrire juste, autonomie intellectuelle, distance critique et engagement citoyen entre autres. Nous avons tous besoin de cette presse-là, y compris les milieux économiques qui ne tarderont pas à le comprendre. A long terme, seule la qualité paie. Je vois EDITO comme un porte-drapeau de cette qualité et son lancement en plein marasme économique est pour moi plus qu’un symbole. Bon vent! Raffaele Poli, Maître-assistant, Institut des sciences du Sport, Université de LausanneLoi de la pesanteur
J’ai lu avec intérêt l’article de Jean-Luc Martin-Lagardette, „La presse doit s’autoréguler”, EDITO 04/2010. Je souscris évidemment à votre phrase finale: „Il faut voir, par exemple, comment les journalistes sont incapables d’entendre une critique publique de leur travail.” La mythologie journalistique, qui ne cesse pas d’être quotidiennement diffusée avec ses dogmes erronés, en est une belle illustration. La prétention à vouloir échapper à la loi de la pesanteur (entendez „la loi d’influence” qu’exerce toute information donnée, cachée ou extorquée) est à mes yeux une des sources sinon la source du discrédit des médias. Pourtant, accepter la loi de la pesanteur n’a pas empêché les avions ni les fusées de décoller. Pierre-Yves Chereul, alias Paul Villach, auteur de „L’heure des infos, l’information et ses leurres”, Editions Golias, 2009
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Boîte postale 04/10
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Fisk et Wallraff m’animent J’ai beaucoup apprécié votre éditorial intitulé „Tu es mon limier, je crois en toi” (EDITO No 3/2010). C’est vrai, je n’y avais pas pensé, mais ces gens, ce Fisk, ce Wallraff, ce sont de vrais limiers de haute qualité... A cause de leur point de vue politique, ils ne sont pas toujours les bienvenus dans les médias – allez savoir pourquoi? – mais j’estime que l’on a terriblement besoin de ces „limiers”. Je trouve intéressant qu’ils ne s’expriment pas seulement dans des journaux de gauche, mais cherchent leur place dans les médias plus vastes. Toute ma vie j’ai estimé que la base de la prise de conscience passe par l’éducation politique de réalités que la presse évite d’habitude d’aborder. Fisk et Wallraff: cela m’anime! Cristina Rojas, Château-d’Oex
Le Swiss Press Photo fait peau neuve Si, comme vous le dites dans EDITO No 3/2010, le Swiss Photo Award EWZ Selection représente „la récompense suprême des photographes”, nous osons croire que le Swiss Press Photo constitue toujours la récompense suprême des photographes de presse suisses. Le même photographe, Jacek Pulawski, s’est d’ailleurs vu décerner le Swiss Press Photo en novembre 2009 pour ses portraits de clandestins au Tessin. Permettez-nous également de signaler le renouveau du Swiss Press Photo, qui fêtera l’année prochaine son vingtième anniversaire, dans le cadre des Prix des médias de la fondation Reinhardt von Graffenried (www.dermedienpreis.ch). Le prix principal se voit désormais doté de 20 000 francs et pour la première fois, les photos jugées auront été publiées entre janvier et décembre (délai d’envoi: 7 janvier 2011). Le catalogue annuel entrera, lui, dans sa 14e édition. Nous sommes fiers d’annoncer que Donald Schneider, directeur artistique du magazine „Stern”, et Elisabeth Biondi, responsable photo du „New Yorker”, sont membres du jury 2010. Albertine Bourget, rédactrice du catalogue Swiss Press Photo
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Boîte postale 03/10
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Un espoir Journaliste condamné à mort par la mafia italienne, Roberto Saviano affirmait le 22 avril à Genève, lors de la 6e conférence sur le journalisme d’investigation, que la communication est essentielle pour protéger les journalistes. „L’attention internationale est fondamentale. Les journalistes locaux qui n’ont pas de visibilité ou sont isolés sont les plus exposés. Il faut une véritable internationale des journalistes”, déclarait le journaliste italien, qui survit depuis quatre ans grâce à la protection de sept gardes du corps en raison de son enquête sur la mafia italienne „Gomorra”. Créée il y a six ans à Genève par un groupe de journalistes, la plupart accrédités à l’ONU, la Presse Emblème Campagne (PEC) travaille sans se décourager à la mobilisation de la communauté internationale. Les journalistes ne sont-ils pas des témoins indépendants essentiels pour dénoncer violations des droits de l’homme et du droit humanitaire? Le droit de savoir du public n’est-il pas en cause? Le nombre de journalistes tués dans le monde ne diminue pas. A fin avril, ils étaient déjà, depuis janvier, au moins 38 à avoir payé de leur vie l’exercice de leur métier cette année, avec une évolution alarmante en Amérique latine: sept journalistes tués au Honduras, sept au Mexique et trois en Colombie, mais aussi trois au Pakistan, trois au Nigéria, deux au Népal. L’an dernier, un record de 122 journalistes ont trouvé la mort dans l’exercice de leur profession, dont 32 en un seul jour aux Philippines. La PEC a obtenu récemment deux succès: grâce à ses contacts, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a accepté d’organiser à sa session de juin un débat spécial sur la protection des journalistes dans les zones de conflit, auquel tous les Etats et les ONG ont pu prendre part. Et un groupe de parlementaires suisses, sous l’impulsion de Jean-Claude Rennwald (PS/JU), a déposé en mars un postulat au Conseil national demandant à la Suisse de réunir une conférence internationale sur le sujet. Nous attendons avec intérêt la réponse du Conseil fédéral. Des Etats sont réticents, parce qu’ils estiment que le droit existant est suffisant. Mais si c’était le cas, pourquoi des journalistes considérés comme des témoins gênants continuent à être éliminés, et cela, la plupart du temps en toute impunité? Il faut de nouveaux mécanismes plus efficaces sur le plan international, lorsque les juridictions nationales sont déficientes. Blaise Lempen, co-fondateur de la PEC
Merci à la Suisse Lisant votre journal, j’ai l’impression globale que mes confrères suisses sont plus lucides ou honnêtes que la majorité des confrères français. Et un article tel que le mien („L’accusation de secte, une arme quasi absolue”, EDITO No 2/2010) est impensable en France: merci à la Suisse! Jean-Luc Martin-Lagardette, Paris
Neuchâtel et non Fribourg Contrairement à ce que Médiator écrit dans EDITO No 2/2010, ce n’est pas Radio Fribourg mais BNJ FM qui est la première radio francophone à avoir obtenu la certification ISAS BC 9001 en juillet 2009. Nous le rectifions d’autant plus volontiers que nous en sommes fiers! Nathalie Rochat, Responsable des relations publiques RJB-RTN-RFJ
Bravo EDITO! Cela fait un moment que j’aimerais vous féliciter pour la bonne tenue de ce périodique de la presse professionnelle. Alors bravo! Jean-Jacques Charrere, Auvernier
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Boîte postale 02/10
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Affaires dans l’Eglise Passé, présent, avenir... Ce que livrent depuis un bout de temps les médias au sujet de la „condition sexuelle” (affaires, problèmes exposés ou tus, etc.) au sein de l’Eglise catholique romaine (prêtres, religieux et religieuses, autres) fait-il, fera-t-il bientôt l’objet d’une analyse, voire de recommandations aux pros de l’info: > au sein du Conseil suisse de la presse, du CRFJ et autres milieux idoines? > du magazine des médias EDITO? > du Centre catholique de Radio et Télévision (CCRT)? Des cours, conférences, séminaires, débats destinés aux professionnels de l’information, voire à la population, seront-ils organisés tout prochainement? D’aucuns s’interrogent dans le public, et au sein de la profession. Philippe Golay, Lausanne
Et si André Blattmann avait raison? Le chef de l’armée, André Blattmann, a vraiment fait l’unanimité contre lui avec son scénario d’une „invasion” de la Suisse par une vague de réfugiés venus de Grèce. Une unanimité de mauvais aloi, car non seulement l’hypothèse de travail n’est pas absurde, mais aussi le chef de l’armée est dans son rôle lorsqu’il essaie d’imaginer les situations qui, au sens large du terme, seraient susceptibles de menacer la sécurité et la stabilité de la Suisse. Lorsque, même en matière de défense, l’essentiel est de rester politiquement correct, la question se pose sérieusement de savoir s’il ne vaudrait pas mieux abolir purement et simplement l’armée. Cela n’a pas beaucoup de sens de conserver un département de la défense si son chef n’a pas le droit de faire des scénarios pour mettre en scène les menaces prévisibles ou tout simplement envisageables. André Blattmann aurait pu s’en tenir à un afflux de réfugiés venant de pays lointains. Mais en désignant un pays de l’UE, il a voulu donner dans le concret, même si la Grèce n’est peut-être pas le cas le plus probable dans la mesure où un afflux migratoire, s’il devait avoir lieu, proviendrait plus vraisemblablement d’un pays dont les ressortissants établis en Suisse sont déjà nombreux. A cet égard, on pense surtout à des pays comme le Portugal ou même l’Espagne qui, soit dit en passant, risque d’être le seul pays européen à afficher une croissance négative en 2010 encore, après la forte récession subie en 2009. Il reste que l’hypothèse d’une déstabilisation de la Grèce, indépendamment de ses retombées éventuelles pour la Suisse, est incontestablement une hypothèse forte, comme l’affaiblissement de l’euro et les craintes des investisseurs viennent de le démontrer. De ce point de vue, André Blattmann devrait plutôt être félicité pour son sens de l’à-propos. Mais il faudrait pour cela que les commentateurs aient une vision du monde un peu moins étriquée et surtout moins convenue. Mohammad Farrokh, Genève
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Boîte postale 01/10
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Nostalgie Bravo pour „EDITO”; j’ai découvert les premiers numéros avec plaisir. Et, il faut l’admettre, un peu de nostalgie. Surtout le dossier sur le journalisme au Proche-Orient (EDITO No 2/2009), où si peu de choses ont changé depuis plusieurs décennies. Par exemple, combien de fois m’a-t-on demandé, comme à Aude Marcovitch, de quel côté je me trouvais. Et tout autant de fois j’ai repliqué à peu près comme elle, tout en voyant, en face, une incompréhension quasi totale. Puis, juste un petit mot de tristesse pour la fin: le Centre de Doha pour la liberté d’information, excellente initiative soutenue par l’émir de Qatar lui-même pendant des années, a aussi été victime de la „Guerre de Gaza”, suite aux pressions, venues cette fois-ci, du côté arabe. Liesl Graz
Doctrine MonroeL’article sur les médias en Amérique latine (EDITO No 5/2009) est très intéressant mais on aimerait bien avoir la position personnelle de l’auteur. Est-ce qu’il estime que les médias pourraient être instrumentalisés à des fins de propagande américaine? S’agissant d’un contexte qui ne m’est pas inconnu, il me paraît assez logique que les Etats-Unis exercent une influence sur certains médias latino-américains. Il est même difficile de croire que Washington n’utilise pas la presse comme un instrument de politique extérieure, voire intérieure, si l’on suit la doctrine Monroe. On peut aussi supposer que les multinationales, aux prises avec les syndicats, entretiennent des liens étroits avec la CIA tout en contrôlant certains journaux. Vue sous cet angle, la „liberté de la presse” doit être relativisée. La méfiance de certains gouvernements n’est peut-être pas si illégitime. Urs Thalmann
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Boîte postale 05/09
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Maquette très agréable La première chose que l’on remarque en tombant sur EDITO, c’est que le magazine n’est pas très épais. Mais la maquette est très agréable au regard. Tous mes amis journalistes qui l’ont vue aiment bien. On rajouterait une illustration ou deux (pas des cartoons, des illustrations) par numéro – ce ne serait pas un mal. Pour moi le modèle du genre c’est „The Economist”. Stéphane Peray dit Stephff
Bel hommage Bel hommage à Roger de Diesbach (EDITO No 4). Bravo. Annick Jeanmairet
Aberration marketing Les as du marketing ont de nouveau frappé: arrivée en fin de course, leur imagination se vautre dans l’aberration pour faire croire aux lectrices et lecteurs potentiels qu’un journal amaigri et dégraissé de ses journalistes vaut le coup d’ouvrir grand les cordons de la bourse. J’ai reçu du service clientèle de „L’Impartial/L’Express” un dépliant ahurissant: abonnez-vous à votre quotidien pour 1 ou 2 ou 3 jours. Bravo les publicitaires au courant des circonvolutions cérébrales du pékin: un quotidien n’a aucun sens, ne le lisez donc plus que deux ou trois fois par semaine! Ils visent donc ceux qui n’achètent la feuille que le mercredi quand les cinoches changent leur programme ou le lundi pour avoir les résultats de 2e ligue. Pire, la SNP, Société neuchâteloise de Presse SA, „offre” l’accès au site web dès un abonnement à 3 jours par semaine. Pitié. On va arriver bientôt au quotidien du samedi. Tout ça parce que messieurs les éditeurs de „L’Impartial/L’Express” ont tellement peu investi dans leur produit qu’il ne vaut plus tripette: pas d’enquêtes fouillées, pas d’interview approfondies, recours aux plumes gratuites de libraires, vendeurs de CD et autres chroniqueurs improvisés, des rubriques services truffées d’erreurs, bref aucune consistance. Pressurisés, les journalistes n’ont plus le temps de suivre l’actualité: ils courent d’une conférence de presse à l’autre. Les scribes devraient aussi proposer à la rédaction en chef de bosser un jour sur deux, voire trois, vu que le journal se vend désormais par tranche horaire ... Laurent Duvanel
Bon vent! Félicitations pour votre nouveau magazine. Bon vent! Deborah Schumann
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Boîte postale 04/09
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Au Brésil, "n'importe qui" peut devenir journaliste Deux-cent trente députés et douze sénateurs viennent à la rescousse des syndicats de journalistes brésiliens. Ils les soutiennent dans cette nouvelle bataille: la promulgation d’un amendement constitutionnel obligeant les entreprises de communication à ne salarier ou ne rémunérer que des journalistes pourvus d’un diplôme délivré par une école de journalisme. En vérité, il s’agit de réintroduire dans la constitution un tel article après que le Tribunal fédéral suprême (STF) a décidé, en juin, qu’il n’est pas nécessaire d’être diplômé d’une école spécialisée pour exercer la profession de journaliste. La décision du STF a fait perdre sa boussole à toute une profession, comme l’indique André Freire, secrétaire général du Syndicat des journalistes professionnels de l’Etat de São Paulo: „Maintenant, personne ne sait plus ce qu’est un journaliste.“ L’un des magistrats de la cour suprême, Gilmar Mendes, a justifié la décision de ses pairs en affirmant qu’„il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances techniques pour devenir journaliste, contrairement à d’autres professions telles que juge, médecin, ingénieur, etc.“. Or, les étudiants des écoles de journalisme se voient aussi bien enseigner les technologies de l’information que l’éthique, censés débarquer sur le marché formatés et vaccinés contre toutes les formes de dérives existantes. Pour cette raison, il semble que les rédacteurs en chef des grands médias ne soient pas prêts à renoncer à embaucher, en premier lieu, des collaborateurs issus des écoles de journalisme plutôt que de former des professionnels „in vitro“. „Ces médias se montreront soucieux de proposer un contenu de qualité, gage de survie dans un univers compétitif, que seuls des journalistes issus de bonnes écoles sont à même de produire“, fait valoir Carlos Costa, coordonateur de journalisme à la prestigieuse Faculté Casper Libero, à São Paulo. Possédant le plus fort tirage de la presse quotidienne au Brésil, la „Folha de São Paulo“ est depuis longtemps hostile au diplôme obligatoire pour les journalistes. Responsable de la formation, Ana Estela de Sousa Pinto, y croit dur comme fer: „Grâce à la fin du diplôme, les conditions de travail vont s’améliorer.“ Première raison invoquée par cette jeune femme: „Détenir un diplôme de journalisme signifiait qu’on ne pouvait travailler que dans la filière des médias. Dorénavant, les journalistes pourront acquérir d’autres compétences et travailler ailleurs s’ils le désirent.“ Autre argument, de poids: „Le diplôme de journaliste obligatoire a engendré une prolifération des écoles de journalismes.“ Effectivement. Selon le site „comunique-se“, 443 universités proposaient en 2003 des cours de journalisme, un chiffre n’ayant pu que s’accroître depuis. Il y aurait plus de 50 000 étudiants en la matière actuellement, bataillon supérieur à celui des professionnels de l’information en activité (35 000, selon Ana Estela de Sousa Pinto). Alberto Diniz, fondateur de l’Observatoire des médias, évoque „une véritable industrie universitaire“. Les choses ont pris une tournure telle qu’une école de journalisme, dans une ville de l’intérieur de São Paulo, était allée jusqu’à proposer des cours au prix de reais ( francs suisses) par mois! Ana Estela de Sousa Pinto déplore la durée de cette formation, de quatre ans. Toujours est-il que le journalisme à la brésilienne présente cette caractéristique: les détenteurs d’un diplôme de journaliste ont la possibilité de travailler aussi bien dans une rédaction qu’en qualité d’attaché de presse. Il n’y a aucune gêne, au Brésil, à „vendre“ des communiqués de presse le matin et à être reporter l’après-midi... Yann Le Houelleur, journaliste indépendant, São Paulo
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Boîte postale 03/09
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Les lecteurs nous écrivent
Verrouillage à Bruxelles Félicitations pour la parution d’EDITO que je lis à Bruxelles où la Suisse, côté information, a pas mal de souci à se faire au vu du fiasco bilatéral autour du contentieux fiscal. Le verrouillage de la communication par Berne n’a, jusque-là, guère servi la cause helvétique. La Suisse aurait bien besoin, sur le plan de l’accès à l’info, d’être plus européenne ... Richard Werly, correspondant du Temps pour les affaires Europennes, Bruxelles
Impressionnant EDITO, que je découvre, est impressionnant. Chapeau! Claude-Olivier Rochat, Rochat & Partners, Genève
Plaisir Bien placé pour savoir que les messages de félicitation sont plutôt rares, je tenais à vous faire savoir que j’ai eu beaucoup de plaisir à vous lire! Il y a plein de papiers intéressants. Pascal Hofer, Neuchâtel
Vœux de Dakar Excellent travail, tant dans le contenu que dans la qualité! Plein succès à ce nouveau magazine! Ibrahima Cisse, Dakar
Vœux de Paris C’est toujours une bonne nouvelle de voir s’agrandir la famille des producteur de l’info sur l’info. Jean-Luc Martin-Lagardette, professeur de journalisme, Paris
Omertà au Proche-Orient Votre reportage sur Vézelay (EDITO No 2), avec ses superbes photos, est excellent. Je trouve aussi très utile l’article consacré aux journalistes scientifiques. En ce qui concerne le dossier consacré au conflit israélo-palestinien, je tiens à remercier Sid Ahmed Hammouche pour son article qui est le meilleur, à mon avis. Comme Christian Campiche l’écrit si bien dans l’éditorial du premier numéro d’EDITO, chez les journalistes il est souvent question d’autocensure, il parle même d’omertà. Eh bien sur ce conflit palestinien, encore plus qu’ailleurs, les journalistes occidentaux manquent de tout; jugement de lectrice, il va de soi. A mon avis la seule journaliste qui écrit juste (au sens noble du terme) est Silvia Cattori. Un seul exemple concernant „les gens du métier”: récemment, j’entendais sur RSR un reportage de Benjamin Barthes à Gaza. De quoi informait-il les auditeurs: du fait que les femmes et les hommes doivent respecter un certain code vestimentaire aussi pour les baignades dans la mer! si cela c’est de l’information... (quand on sait par ailleurs dans quelles conditions de survie se démènent plus d’un million d’êtres humains). Claudine Fähndrich, Neuchâtel
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Boîte postale 02/09
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Ils saluent la parution d’EDITO
Ode au rédacteur inconnu Je saisis la phrase-choc „EDITO entend privilégier la culture du dialogue”, placée au cœur de l’éditorial, pour suggérer un „entré en info” en 1966 et inscrit au RP depuis une quarantaine d’années tout bientôt peut-il oser cela? – ceci: que la publication • donne la parole de temps en temps, et pourquoi pas souvent aux jeunes et „simples” journalistes plutôt qu’aux grands noms et vedettes de la profession; • invite consœurs et confrères inconnus du grand public à exprimer leur point de vue sur les affaires, les préoccupations culturelles du monde journalistique et des médias; • approche celles et ceux qui, au fil des nuits et des jours, réfléchissent au vécu des pros de l’info et aboutissent à des constats, des conclusions qu’il serait bien de livrer aux lecteurs d’EDITO; • recherche auprès des discrets, qualifiés d’obscurs par d’aucuns, ce que représente pour eux, dans leur vie quotidienne, la prise en considération de l’un ou l’autre élément de la Déclaration des devoirs (abandonnant les droits momentanément). Des dizaines, pour ne pas dire des centaines de journalistes n’ont pas de visage, de prénom et nom, de titre ou fonction aux yeux de la population. Et cependant informent, connaissant parfois la répulsion, l’emportement, le cas de conscience, l’espoir, d’autres états. EDITO ne se voulant pas revue confidentielle, peut-être pourrait-elle s’engager – aussi – sur une piste proposant aux lecteurs de rencontrer sur le papier l’humain du, de la journaliste inconnu(e). Philippe Golay, Lausanne
Site en esperanto EDITO m’a l’air très prometteur. Je suis plus dubitatif sur le site qui est hélas représentatif d’une maladresse linguistique toujours plus fréquente. Il n’est pas bien compliqué de construire le site de manière à ce que la page d’accueil soit strictement bilingue, puisque chaque page se dédouble. Une solution serait que tout ce qui n’est pas donné en deux versions (les titres et les pages de service, telles l’inscription à la newsletter) ne soient pas en allemand mais en anglais... (ou pourquoi pas en esperanto? C’est sûrement compréhensible …) François Brutsch, Londres
Saga Lamunière J’ai lu avec intérêt vos papiers sur Edipresse et ma famille dans divers médias romands ces derniers temps, papiers plutôt empathiques, ai-je trouvé. Mais quelle ne fut pas ma surprise, en prenant connaissance de la version publiée dans EDITO, de découvrir que „… l’argent obtenu des Zurichois va servir à verser leurs parts d’héritage à la sœur ainée, Martine, mariée au journaliste Jean-Claude Buffle, et au frère cadet, Jean-François.” Mais où diable êtes-vous allés chercher cette information? Mon père a réglé sa succession il y a longtemps et pas un centime de l’argent „obtenu des Zurichois” ne servira à indemniser qui que ce soit, et certainement pas à verser des parts d’héritage à Jean-François ou à moi-même. Si mon frère Pierre a effectivement évoqué ici ou là un problème de succession lorsqu’il s’est exprimé sur la vente d’Edipresse Suisse, il parlait naturellement de sa propre succession et non pas celle de son père, sur laquelle il n’a bien évidemment pas la main. Martine Lamunière
Mastic Deux paragraphes indésirables se sont glissés tout à la fin de l’article sur la saga Lamunière altérant la compréhension. La conclusion est bien dans le paragraphe qui s’achève de la manière suivante: „‚Au contraire, je suis le capitaine qui ramène le bateau à bon port.’ Juste avant la tempête?” Toutes nos excuses pour ce mastic. Réd.
TSR: cheffe de rubrique J’ai lu avec intérêt et étonnement le papier d’Olivier Grivat sur l’info et la fusion. En effet j’assume depuis le 1er janvier 2009 la fonction de cheffe de la rubrique économique du TJ. Mais cela a dû certainement vous échapper. Béatrice Jéquier
Editeur éclairé Je me suis récemment trouvé au Salon du livre et j’ai assisté à un débat sur plateau animé par les rédacteurs de „Temps présent”. Alors qu’ils se plaignaient des pressions qu’ils recevaient de la part de tel ou tel milieu économique, j’ai demandé ce qu’ils pensaient de l’influence et de l’avis d’impressum sur ce sujet. Il m’a été répondu qu’impressum ne se cantonnait que dans les revendications salariales. Cela m’a contrarié car il apparait clairement que certain journalistes, et pas des moindres, dénigrent les activités d’impressum. J’ai encore en mémoire le débat sur les journalistes de tourisme lors du congrès de 2007 en Gruyère au cours duquel j’avais participé et où le représentant de Presse romande avait été interpelé sur le sujet des pressions économiques sur les journalistes (il avait d’ailleurs habilement éludé la question). Ma suggestion serait: 1. De faire une enquête approfondie auprès des collaborateurs des médias pour savoir, sur le fond, comment ils considèrent impressum et ses diverses actions, notamment auprès des éditeurs. 2. De retirer de la tête de beaucoup de journalistes cette idée négative d’un syndicat (en Suisse, on ne décrasse pas de cet amalgame dommageable: syndicat = communisme). L’idée du „chacun pour soi” et la „peur des conséquences” est, selon moi, de plus en plus préjudiciable, à l’inverse d’une solidarité qui permettrait une meilleure résistance au pouvoir des éditeurs (des grands surtout). Je suis d’autant plus neutre dans cette démarche que je suis éditeur moi-même et pourrais très bien me dire qu’après avoir été pigiste, je suis passé dans l”autre camp”. Pourtant, je reste malgré moi „collé” à la défense des rédacteurs aujourd’hui victimes des fusions, regroupement, sous-enchère des piges pour les libres et autres. Sans compter, ce qui est encore le pire, la lâche pratique du mobbying qui fait bien des victimes en période difficile. Gérard Blanc, Lausanne
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Ce que les rédacteurs en chef attendent d'EDITO
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