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Boîte postale 02/09

Un regard décalé
Un magazine pour les médias – qui leur serait vraiment utile – se conjuguerait forcément au futur. Porteur d’idées novatrices, de témoignages, de trouvailles, il ouvrirait une porte, qu’on a rarement le temps de pousser, sur un précieux partage de compétences. Il nous offrirait un regard original et décalé sur toutes les problématiques que nous ressassons quotidiennement entre „gens de métier”. Bref, dans la cavalerie des médias en crise, il aurait l’habileté et la pertinence de „l’éclaireur”.
Jean-François Fournier, „Le Nouvelliste”

Concret et prospectif
D’un tel magazine, j’attends une information régulière sur les tendances fondamentales qui touchent les médias, des éclairages sur le respect ou non des règles déontologiques ainsi que sur leur évolution, des regards différenciés sur des cas concrets, des interviews – y compris d’éditeurs – sur le rôle et l’avenir de la presse, des analyses sur les relations pouvoirs-médias, sur le droit de réponse, sur les difficultés croissantes liées à la publication d’images, sur le service public, etc. Un dernier souhait? Que ce magazine trouve aussi un lectorat hors du petit monde médiatique: le déficit de connaissances sur notre profession et ses règles est abyssal!
Louis Ruffieux, „La Liberté”

Enjeux régionaux
Excellente idée de faire un magazine sur les médias. Il y a beaucoup à faire, en particulier sur les grands enjeux qui attendent la presse, en particulier les quotidiens régionaux en Suisse romande! Par ailleurs, certaines questions déontologiques mériteraient d’être développées (publication des noms et photos dans les affaires judiciaires par exemple). Enfin, il y a toute la question des défis qui attendent les journalistes dans leur travail au quotidien avec le développement des nouvelles technologies: quelle formation, quel matériel, etc.? Bref, il y a du grain à moudre. Bon courage!
Nicolas Willemin, „L’Express-L’Impartial”

Aider la profession
Je pense qu’un magazine sur les médias est aujourd’hui non seulement important, mais plus que nécessaire. Les grands changements du panorama médiatique créent en effet beaucoup de problèmes aux journalistes, autant sur le plan technique que sur celui de leur rôle en général. Pour faire face à ces changements de manière intelligente et constructive – ne se limitant pas à une bataille syndicale d’arrière-garde, il est essentiel d’avoir à disposition de tels instruments d’informations, de réflexion et de stimulation.
Giancarlo Dillena, „Corriere del Ticino”

Ouvrir des fenêtres
I have a dream: un magazine qui deviendrait un des lieux du débat sur les innovations, les mutations liées à notre profession et les solutions. Un magazine de référence sur les débats déontologiques dans un monde numérique où les mass media sont menacés dans leurs formes traditionnelles. Un espace de réflexion sur le rôle et l’organisation de l’information dans une société postindustrielle interconnectée. Enfin, naturellement, que cette publication ouvre des fenêtres sur le monde, avec curiosité sur tout ce qui s’y passe dans l’information et qui peut nous passionner.
Patrick Nussbaum, Radio Suisse Romande

Chronique polémique
Dans une profession où cloisonnement et individualisme sont encore fréquents, j’attends de ce magazine un véritable trait d’union entre professionnels des médias. Evitons aussi l’ornière du sempiternel cahier de doléances et réservons une large place aux nouvelles expériences, y compris celles qui bousculent nos habitudes journalistiques. Dans cet esprit, la création d’une chronique polémique, tenue alternativement par des confrères iconoclastes (voire, ultime provocation, par des éditeurs) alimenterait le débat d’idées.
Philippe Favre, „20 Minutes”

Débat démocratique
Que faut-il attendre d’un magazine sur les médias? Sans doute qu’il fasse part de l’évolution de notre métier de journaliste, où les ponts entre différents secteurs (presse, internet, TV et radio) sont de plus en plus nombreux. Comment la profession va-t-elle évoluer, alors que l’on demande de plus en plus aux journalistes de devenir multitâches, d’acquérir de plus en plus de capacités techniques? Et puis quel rôle pour le journaliste aujourd’hui? Indépendance et déontologie ont, me semble-t-il, accusé plusieurs revers ces derniers temps. Certains pouvoirs économiques et politiques tendent à contrôler toujours plus les propos exprimés dans les médias. EDITO doit probablement se pencher aujourd’hui sur la place que les médias occupent dans le débat démocratique. Plus prosaïquement, il me semblerait intéressant d’évoquer l’actualité des différents médias et de rendre compte de leur travail.
David Ramseyer, TV Léman Bleu

Sujets inédits
J’attends des informations pointues sur les médias, sur celles et ceux qui les font, sur celles et ceux qui les défont. J’espère qu’EDITO sera confraternel et utile au journaliste dans l’exercice de son métier. Ce nouveau magazine devra renseigner objectivement sur l’actualité de la presse et susciter la réflexion, servir de plate-forme de débat au sein de la profession. Il faudra aussi qu’il sache nous surprendre, à travers des sujets inédits ou des rencontres inattendues. J’attends beaucoup donc, banale exigence de lecteur...
Rémy Chételat, „Le Quotidien Jurassien”

Circulation des idées
Savez-vous pourquoi UBS a été renflouée à coup de milliards? Réponse: en raison de son importance dans la circulation d’argent en Suisse. Comment évalue-t-on alors l’importance des médias dans la circulation des idées, du savoir et de la culture dans le processus de décision démocratique? J’attends de votre magazine qu’il procède à cette évaluation.
Fabio Lo Verso, „Le Courrier”

Loin des clichés
Un magazine sur les médias? Oui, mais à condition d’éviter quelques pièges: la nostalgie tout d’abord. Ressasser inlassablement les belles heures supposées d’un journalisme idéalisé dont le modernisme aurait eu la peau ne sert à rien. A l’autre bout du spectre, il est évidemment tout aussi inutile de glorifier béatement les nouveaux usages numériques. Absurde également de se lamenter sur la fin d’un modèle économique et le triomphe (temporaire) de la gratuité. Bien loin de ces lieux communs, un magazine sur les médias n’a de sens que s’il abandonne tout présupposé idéologique pour contribuer à une solide discussion sur le nouveau paysage médiatique à inventer. Si ce magazine invente une place du village où l’on peut innover avec passion tout en ne jetant pas par-dessus bord les valeurs de notre profession, alors oui il faut créer ce titre et lui souhaiter bon vent!
Bernard Rappaz, TSR


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