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Par Médiator
Pseudos. Pas très confraternelle, la revue satirique „La Distinction”. En guise de bienvenue à „Vigousse”, elle lance des paris sur son site internet, demandant à ses lecteurs de miser sur la longévité du nouveau venu. Ils sont toujours tous aussi rosses, les pseudos?

Hublot. Jean-Claude Biver s’étale chaque semaine dans l’un ou l’autre des quotidiens romands. La radio s’y met aussi. Biver par-ci, Biver par-là, le patron des montres Hublot ne connaît pas la crise, sa famille non plus. Biver sauve tout le monde, mais comment fait-il? Biver sauvera-t-il la presse romande?

Zéro. Biver monte sur Alinghi mais c’est pour mieux masquer la défection d’UBS, grand sponsor des régates précédentes. Privés de la pub de la banque aux trois clés, les médias retournent leur veste. La Coupe, c’est zéro, Bertarelli ne fait plus les manchettes. Pauvre de lui. Et s’il se mettait au foot?

Animaux. Président de la Protection suisse des animaux, Heinz Lienhard s’est fendu d’une page entière de pub dans les journaux pour interpeller Doris Leuthard dans le cadre de la votation concernant l’instauration d’un avocat des bêtes. Et si l’on demandait à Lienhard de protéger les journalistes?

Radio. Maintenant qu’il est de l’autre côté de la barrière, Pascal Couchepin semble nettement moins disert. Le nouveau chroniqueur de la radio romande a eu cette analyse désarmante de sincérité alors que se posait la question de l’admission en Suisse de deux Ouïghours: „Je n’ai rien à dire, je fais confiance au Conseil fédéral.” Une manière de montrer aux journalistes d’opinion comment ils doivent travailler?

Salauds. Et moi et moi, émoi. Un jeune écrivain orléanais admire Polanski et brocarde ces salauds de Suisses qui enferment son idole. Du coup, l’ambassade de France en Suisse se croit obligée de s’excuser auprès des malheureux Helvètes dont l’honneur est flétri. Comme si les propos d’un écrivain qui n’est pas un fonctionnaire du ministère de la Culture pouvaient engager l’Etat. Frédéric Mitterrand nous cacherait-il quelque chose?

Réseau. On le croyait mort et enterré, et pourtant le Club lausannois de la presse renaît sous la houlette de Peter Rothenbühler. Sorte de „think tank” dédié à la formation des journalistes, il ne réunit pour l’instant que des rédacteurs en chef. Figurent sur la liste Ariane Dayer, Pierre Rutschi, Thierry Meyer, Darius Rochebin, Alain Jeannet, Daniel Pillard et Fathi Derder. Commentaire d’un ancien: „serait-ce un club des chefs autoproclamés?”

© EDITO 2010


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